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Nouvelles publications du laboratoire


Anne Piéjus, Musique et dévotion à Rome à la fin de la Renaissance. Les laudes de l’Oratoire, Turhnout, Brepols, 2014, VII-549 p.


Vignette une Saint Philippe Néri, fondateur de l’Oratoire de Rome, y a encouragé l’usage de la laude spirituelle, poésie chantée en langue vulgaire inspirée de la piété médiévale et de la Renaissance florentine. En pleine Réforme catholique, à une époque de large diffusion de la musique imprimée, les Oratoriens ont adapté le répertoire et ses usages à leurs assemblées spirituelles, et utilisé l’émotion musicale dans leur pastorale fondée sur la douceur, la joie et l’effusion. L’Oratoire a ainsi développé de nouvelles formes (...)

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Florence Gétreau (dir.), Entendre la Guerre. Sons, musiques et silence en 14-18, Paris, Gallimard / Historial de la Grande Guerre, 2014, 159 p.


Vignette une La Première Guerre mondiale marque l’irruption de la guerre industrielle : tonnerres des canons, sifflements des obus, rugissements des avions saturent le paysage sonore. À ce bruit inouï, dont tous les récits témoignent, répond, à l’arrière-front et dans les camps de prisonniers, un « contre-bruit », comme un antidote à cette violence de guerre. Au son des violons et des mandolines de fortune, des harmonicas, des accordéons, les soldats retrouvent une certaine joie de vivre. La musique est au cœur des (...)

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Claude Debussy, Prélude à l’après-midi d’un faune. Fac-similé du manuscrit autographe de la partition d’orchestre. Denis Herlin (éd.), Turnhout, Brepols, 2014, 68 p.


Vignette une Le premier volume de la collection « De main de maître » est consacré au Prélude à l’après-midi d’un faune, l’œuvre de Debussy la plus jouée de son vivant et qui marque, entre 1892 et 1894, un tournant définitif dans l’écriture orchestrale du musicien. Dans une présentation musicologique aussi savante que sensible s’adressant au spécialiste comme au lecteur plus novice, Denis Herlin, directeur de recherche au CNRS, évoque d’abord la rencontre de Debussy avec la poésie de Mallarmé, qui se déclarera lui-même (...)

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Jean-Philippe Rameau, Les Fêtes de l’Hymen et de l’Amour, Thomas Soury (éd.), réduction clavier-chant de François Saint-Yves, 2014, XIV-249 p.


Vignette une Les Fêtes de l’Hymen et de l’Amour ont été créées le 15 mars 1747 à Versailles à l’occasion du second mariage du Dauphin avec Marie-Josèphe de Saxe. À cette époque, Rameau venait d’achever, en collaboration avec Louis de Cahusac (1706-1759), un ballet héroïque en trois actes – Osiris, Canope, Aruéris –, intitulé Les Dieux d’Égypte, prêt à être proposé à l’Académie royale de musique. L’œuvre de Rameau fut alors retenue par les Menus-Plaisirs pour participer aux célébrations. Afin de donner à ce ballet une cohérence (...)

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La musique à Paris sous l’Occupation, Myriam Chimènes et Yannick Simon (dir.), Paris, Fayard, 2013, 254 p.


Vignette une Sous l’Occupation, Paris ne reste pas silencieux. Peu après l’installation des Allemands, les musiciens reprennent leurs activités comme l’ensemble des artistes. Les salles de concerts et les studios radiophoniques et d’enregistrement se remettent à fonctionner. Dans ce contexte, nombre d’interprètes et de compositeurs français bénéficient de conditions de travail inédites, profitant de l’absence de concurrence étrangère conjuguée à la mise à l’écart des œuvres des compositeurs, morts ou vivants, exclus (...)

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